Pic de Bure : randonnée sportive du massif du Dévoluy

Publié le 7 décembre 2023 - Modifié le 7 décembre 2023

Le pic de Bure est un classique de la randonnée dans le Dévoluy, joli massif des Hautes-Alpes. Mais c’est un classique qui se mérite : perché à 2709 mètres d’altitude entre Montmaur et le village de Dévoluy, le pic de Bure se trouve tout au bout de randos exigeantes. Qu’il s’agisse de la montée sous son téléphérique, de ses pierriers infinis ou de son arrivée à son observatoire digne d’une autre planète, la randonnée au pic de Bure offre une expérience qui fait (presque) oublier les mollets douloureux.

Le pic de Bure est un classique de la randonnée dans le Dévoluy, joli massif des Hautes-Alpes. Mais c’est un classique qui se mérite : perché à 2709 mètres d’altitude entre Montmaur et le village de Dévoluy, le pic de Bure se trouve tout au bout de randos exigeantes. Qu’il s’agisse de la montée sous son téléphérique, de ses pierriers infinis ou de son arrivée à son observatoire digne d’une autre planète, la randonnée au pic de Bure offre une expérience qui fait (presque) oublier les mollets douloureux.

Nord, sud, et autres points cardinaux : qu’importe d’où on observe le pic de Bure, il en impose, avec ses 2709 mètres d’altitude. Troisième sommet du massif du Dévoluy (derrière le Grand Ferrand, 2758 mètres et l’Obiou, 2789 mètres), le pic de Bure ne fait pas pâle figure dans ce décor alpin escarpé.

Point culminant de la montagne d’Aurouze, il est à la croisée des communes de Montmaur, de Dévoluy et de la Roche-des-Arnauds. Une muraille calcaire à 30 minutes de Gap qui attire les passionnés d’escalade : la voie Desmaisons, avec ses 600 mètres qui se déploient à l’est, est un itinéraire connu de tous les grimpeurs. Mais pas besoin de magnésie pour voir ce qui se cache au-dessus des falaises : divers itinéraires de randonnée engagés permettent de découvrir le plateau de Bure, l’arrivée de son téléphérique, et son étonnant observatoire.

L'observatoire du plateau de Bure et ses antennes paraboliques géantes

L’observatoire du pic de Bure : c’est quoi au juste ?

Un bataillon de 12 antennes de 15 mètres de diamètre chacune, plantées au sommet d’un plateau montagneux. On dirait un décor de James Bond, mais il s’agit en réalité de l'interféromètre du plateau de Bure. Construit par l’Institut de radioastronomie millimétrique (Iram) en 1985, et rebaptisé Noema suite à un agrandissement, il s’agit du radiotélescope par interférométrie le plus puissant de tout l’hémisphère Nord. Des scientifiques utilisent ces antennes paraboliques surpuissantes pour étudier les origines de l’Univers, rien que ça ! Un décor surprenant à découvrir pendant la rando.

On préfère vous prévenir tout de suite : aucune randonnée au pic de Bure n’est facile. Avec des dénivelés importants, de longues distances sur des terrains exposés et des pierriers techniques, ces itinéraires sont réservés aux personnes habituées à la randonnée en montagne. Vous êtes toujours là ? Parfait, on vous explique tout sur les meilleurs itinéraires au pic de Bure.

Le pic de Bure par la combe Ratin : la voie la plus “facile”

Notre premier itinéraire de rando jusqu’au pic de Bure démarre du côté de la station de Superdévoluy, au pied du téléphérique de Bure. Il s’agit sûrement du plus “simple” de la liste, avec “seulement” 15,3 kilomètres aller-retour, pour un dénivelé positif de près de 1400 mètres. Vous étiez prévenus !

La randonnée débute par une montée sur un chemin forestier en lisière de la forêt du Bois rond et sa cabane de l’Avalanche (parking possible). L’itinéraire emprunte un chemin forestier assez roulant qui sillonne au milieu des épicéas sous les câbles du téléphérique : il s’agit d’une portion du GR® de Pays "Tour du Dévoluy".

Plus vous montez, plus la verdure se raréfie : les pelouses alpines, terres des marmottes, se dénudent au niveau de la combe de Corne et du vallon de Corne, royaume des chamois. Les falaises calcaires de la montagne se dressent devant vous, entourées de vagues de cailloux qui semblent lécher les parois abruptes.

Mais c’est à la combe Ratin que le mot “minéral” prend tout son sens, avec son unique sentier qui semble monter indéfiniment au milieu d’un gigantesque pierrier. Le salut est proche, et vous atteignez enfin le plateau de Bure, ses antennes, son ambiance surréelle, son gigantisme. Il ne vous reste “plus” qu’à rejoindre l’est du plateau, et attaquer la dernière montée jusqu’au pic de Bure.

Après plusieurs heures de marche, vous arrivez enfin au pic de Bure, son cairn, sa table d’orientation et son point de vue d’exception. Massif du Dévoluy, massif des Écrins, mont Viso, mont Ventoux et bien-sûr Obiou vous y attendent, vous l’avez bien mérité !

Randonnée au pic de Bure par la combe de Mai et la combe d’Aurouze

Il est aussi possible de monter au pic de Bure depuis le sud. Pour cela, rendez-vous à Montmaur, plus précisément au hameau Pré-Fontaine, tout au bout de la route forestière de la forêt domaniale des Sauvas. Comme avec le premier itinéraire, la première partie se fait au milieu des arbres, qui disparaissent une fois arrivés à la Fontaine du Vallon.

Vous attaquez alors le plus dur avec la montée au cœur de la combe d’Aurouze, et ses éboulis gigantesques. Une ascension physique et exposée jusqu’au plateau, à faire de préférence tôt lorsque le soleil n’est pas encore au zénith.

Pour la redescente, vous pouvez prolonger par la combe de Mai et une descente digne d’un chamois au milieu des éboulis. Mais la montagne reste la montagne : n’hésitez pas à rebrousser chemin lorsque le chemin vous semble trop compliqué, ou si vous “ne le sentez pas”, et à rentrer par le même chemin qu’à l’aller.

Vos questions à propos du pic de Bure